
Son père, Seydou Badian Kouyaté, était un écrivain et homme politique, défenseur des droits africains. Sa mère, le Dr Henriette Kouyaté Carvalho d’Alvarengo, fut la première femme malienne à obtenir une licence de médecine en 1975. Elle a consacré sa vie à lutter contre les mutilations génitales traditionnelles.
Lamine Kouyaté a quitté sa ville natale de Bamako, au Mali, pour la France en 1986. Il a commencé par des études d’architecture à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg. Passionné de mode, (il dit souvent avoir été émerveillé et inspiré par Yves Saint Laurent, le premier créateur à avoir mis des mannequins noirs sur ses podiums), il s’est rapidement tourné vers les tissus et textiles en tant que moyen d’expression inspiré de l’architecture. Travaillant au départ par curiosité sur la légèreté des tissus, il en est venu à créer XULY.Bët à l’Hôpital Éphémère, un squat d’artistes et créatifs du nord de Paris. L’œil de Kouyaté pour le surcyclage des vêtements, sa manière d’intégrer des styles africains, ainsi que sa culture éclectique, ont fait de XULY.Bët une marque de mode underground influente 2. Il considère le travail des créateurs Azzedine Alaïa et Yves Saint Laurent comme une avancée importante dans la mode.